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Nom: AISSAOUA CONSTANTINE
Format: Fichier D’archive
Version: Nouvelle
Licence: Usage personnel seulement (acheter plus tard!)
Système d’exploitation: Android. Windows XP/7/10. iOS. MacOS.
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Merci pour ces chansons religieuses.. Brvao bob , tu nous a mis en transe.. Elle est directement issue de la tradition soufie qui a donné son essor à cette confrérie. Cette confrérie a des ramifications dans tout le Maghreb, en Syrie et bien au-delà encore dans la sphère musulmane. Mosquées en Algérie — Zaouïas en Algérie. La plupart des auteurs à la fois des anthropologues et des sociologues de cette époque sont Français. La confrérie est évoquée ici et là dans des ouvrages médicaux, des monographies, des livres scolaires, constantins peintures, des essais ou des récits de voyages.

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Sa thèse de doctorat La confrérie des Aïssâwa en milieu urbain, Les pratiques rituelles et sociales du mysticisme contemporain apparaît comme une contribution significative à la socio-anthropologie conxtantine le Maghreb actuel. Plus largement, le rituel de transe pratiqué par les Aïssâwa actuellement semble avoir été établi au fur aissaoux à mesure des siècles sous la triple influence du soufisme originel, de croyances animistes préislamiques et de la poésie arabe citadine, aissaoua constantine le Melhoun.

Sur les étendards, sont ornés les noms de Dieu et du Prophète. Plus largement, le rituel de transe pratiqué aissaoua constantine les Aïssâwa actuellement semble avoir été établi au fur et à mesure des siècles sous la triple influence du aissaoua constantine originel, de croyances animistes préislamiques et de la poésie arabe citadine, comme le Melhoun.

Le fondateur de la confrérie des Aïssâwa est un personnage énigmatique dont la généalogie est sujette à controverse. Les démons évoqués sont les suivants:.

Abonnez-vous pour être averti des nouveaux articles publiés. Les démons constantkne classés par trois niveaux. En théorie le réseau confrérique est dirigé depuis la zaouïa -mère de Meknès par les descendants biologiques directs de Mohamed Ben Aissa. Salut tt le monde. Constantie religieux en Algérie.

Culture marocaine Musique marocaine Meknès Confrérie soufie au Maroc. Plusieurs grandes villes marocaines autres que Meknès comptent de nombreux groupes aissaoua constantine Aïssâwa comme CasablancaFès conxtantine, RabatSaléOujda et, dans une moindre mesure, AgadirMarrakech et Taroudant.

Sur les autres projets Wikimedia: L'Indigène le plus autorisé de chaque groupe divise la viande en autant de morceaux qu'il y a de convives et la distribue; s'il échoit à un des commençaux un os entouré de viande, il mange les deux tiers de cette viande et fait passer, d'un geste noble et généreux, l'os à un des miséreux qui guettent, attendant les reliefs du festin.

Le chef de table donne le signal de commencer le repas par la formule consacrée: El hamdou Lillah. La sécheresse qui sévit malheureusement trop souvent sur l'Algérie y provoque des zerda rogations arabes effectuées par les Indigènes, afin d'appeler la bénédiction du ciel sur les récoltes, en envoyant des ondées bienfaisantes.

Ces manifestations organisées et dirigées par lés Merabtines, donnent lieu aux pratiques religieuses bien connues: Nous parlerons aujourd'hui d'une pratique spéciale effectuée par les femmes indigènes de l'arrondissement de Sétif et peut-être d'ailleurs dans le but de provoquer l'ouverture des cataractes célestes pour l'arrosage des récoltes.

Tarandjaï, cuillère , consiste en une poupée représentant une femme arabe, avec robe, voile et bijoux. Cette poupée est fabriquée avec, comme armature, une de ces grosses cuillères arabes en bois Tarandjaï ressemblant à une de nos louches, dont le fond arrondi, forme le crâne de la poupée et le manche, copieusement emmailloté, le corps.

La dite poupée ornée de bijoux est promenée dans les quartiers de la ville par une femme arabe, suivie d'une dizaine de fillettes qui chantent:. Au passage du groupe invocateur, les Indigènes arrosent légèrement la poupée et la femme qui la porte de quelques gouttes d'eau, répandue en pluie fine, et prononçant dévotement la phrase suivante: Atina Nou!

Quelques-uns accordent une aumône: La promenade de la poupée est certainement une survivance des rites des temps anciens et comme en Orient les manifestations religieuses ou traditionnelles persistent de longs siècles, se propageant lentement, mais sûrement, on ne doit pas être étonné de retrouver chez le peuple arabe d'Algérie cette naïve coutume d'en appeler à l'intervention d'une pseudo déesse pour obtenir la pluie désirée.

L'Egypte qui commence d'apparaître six mille ans avant Jésus-Christ, nous révèle que primitivement ses habitants brûlaient trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, une statue de cire représentant le serpent Apophis, protecteur redouté de l'Egypte, pour qu'il prenne sous sa sauvegarde la région; plus tard, la civilisation s'accentuant sous les Pharaons, les Egyptiens créèrent leur panthéon qui renferme de nombreux dieux et déesses.

L'Egypte, quoiqu'étant arrivée de bonne heure à une civilisation avancée, continuant son évolution, n'en conserva pas moins des pratiques d'une cruauté inouïe; c'est ainsi que, d'après les historiens arabes, le conquérant de l'Egypte, Amer, fût obligé d'intervenir énergiquement pour empêcher de jeter au Nil la fiancée du fleuve!

La coutume s'était perpétuée d'offrir au Dieu Nil, au fécondateur de l'Egypte, une jeune fille pompeusement parée et de la précipiter dans les flots afin d'obtenir une heureuse et féconde inondation! Le conquérant arabe précité parvint à faire cesser cette coutume barbare, mais il dût tolérer le simulacre que voici: Cette antique pratique pour l'arrosage par le Nil de la partie inférieure de l'Egypte, peut être rapprochée.

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De savants archéologues, par le déchiffrement de vieux textes sur des monuments anciens, viennent de découvrir récemment et de faire sortir de l'oubli le peuple Hittite qui existait en Asie Mineure et en Syrie, deux mille ans avant Jésus-Christ, et entra en luttes contre les souverains de Babylone, d'Assur et les redoutables armées des Pharaons.

La déesse mère qui existait dans toute l'Asie Mineure, en Babylonie et sur la côte syrienne, était connue sous le nom d'Isthar, qui deviendra plus tard la Vénus des panthéons grec et romain. Cette déesse-mère de la fertilité était représentée vêtue d'une longue robe, la tête était couverte d'une coiffure cylindrique à laquelle était fixé un long voile.

Le culte de la déessemère était célébré non seulement en Asie Mineure, mais aussi en Mésopotamie où la légende d'Isthar descendant aux enfers, provoquant pendant son séjour parmi les morts, la cessation de toute végétation, la mort de toutes les plantes, est aussi très connue. De toutes ces constatations, il ressort que la manifestation arabe de la poupée Bou Randja pour l'obtention d'ondées bienfaisantes, a un lien de parenté indiscutable avec les pratiques fétichistes des Egyptiens, Hittites et autres populations de l'Orient, pratiques qu'ils croyaient susceptibles de les préserver des années sèches, de les consoler de leurs peines, de les secourir dans les difficultés qu'ils éprouvaient et.

Il fût enterré à Bagdad, d'où le qualificatif de Moulay Bagdad, dont de nombreux fidèles font suivre son nom.

C'est dans cette ville qu'est le siège de la secte Kadria, dirigée par un khalifat qui envoie son mot d'ordre à tous les mokaddimes qui les transmettent à tous les khouans musulmans du monde entier. D'après le cheikh Abd er Rahmane Tiazi, mokaddem de la zaouïa d'Alexandrie, Sid Abd el Kader el Djilani avait eu quarante-neuf enfants vingt-sept garçons et vingt-deux filles , mais comme il convient de compter avec l'exagération musulmane, surtout lorsqu'il s'agit d'un saint, il est préférable de s'en tenir aux dix fils et une fille, chiffre du reste assez raisonnable, indiqué par la plupart des biographes de Sid Abd el Kader.

Sid Abd el Kader el Djilani est le saint le plus vénéré des Musulmans de l'Afrique du Nord, il doit sa renommée à sa grande piété, à son incomparable charité, et à l'auréole religieuse qui s'attache au titre de fidèle continuateur du grand guerrier Ali, cousin de Mohammed, qui fût investi Khalifat de la première confrérie religieuse instituée par le Prophète. Sa piété ardente incita Sid Abd el Kader à organiser pratiquement la secte dont il était le chef, en créant une discipline, une hiérarchie, de nombreux mokaddimes qui se rendirent avec lui dans toute l'Afrique du Nord, pénétrant jusqu'au Maroc, pour y prêcher la bonne parole afin de convertir les Berbères.

Cette croisade religieuse eût les meilleurs résultats pour la foi musulmane, les fidèles accoururent en masse pour entendre la parole enflammée du Saint et de ses disciples, et la secte Kadria prit un développement remarquable dans tout le monde de l'islam.

On pourra se faire une idée du prosélytisme obtenu par Sid Abd el Kader el Djilani et ses missionnaires, quand on saura, qu'après avoir traversé la Tripolitaine, la Tunisie, l'Algérie et le Maroc, ils créèrent de nombreuses zaouïas ou chapelles dont le chiffre, pour la seule région d'Orléansville, atteignit cinquante-deux et pour le département d'Oran dépassa le nombre de deux cents! Ces nombreuses zaouïas devinrent rapidement célèbres et le Saint acquit la plus grande popularité dans tous les milieux arabes.

Son influence grandit d'une façon étonnante et elle est encore immense dans toute l'Afrique du Nord, en raison de sa science, de son érudition, de sa réputation de Saint miséricordieux; et tous les mendiants, guenilleux, boiteux, manchots, estropiés de toutes les catégories, invoquent à tout propos Sid Abd el Kader el Djilani, le sultan des Saints, pour obtenir une amélioration à leur triste sort.

Les chanteurs, meddahs, bardes, trouvères, charmeurs de serpents ou de vipères à cornes, saltimbanques marocains, qui parcourent l'Afrique du NorJ, appartiennent tous à la secte Kadria et se placent. Bou Alam, le porte-étendard de la foi. Sid Abd el Kader est certainement le Saint du Panthéon musulman dont le nom est le plus souvent prononcé par les Moumenines croyants ; dans chaque localité algérienne, à la tombée de la nuit, de nombreux mendiants arabes, vieillards ou enfants, sortent de leurs taudis, nouvelles Cour des Miracles, envahissent les quartiers arabes et frappent aux portes des demeures indigènes, sollicitant d'une voix lamentable un secours: Ala Khater Sid Abd el Kader el Djilani, au nom du fameux saint ; de tous les côtés, on entend ledit nom clamé par les malheureux qui, il faut le reconnaître, parviennent toujours, grâce à l'invocation du saint vénéré par tous, à obtenir satisfaction.

Sid Abd el Kader el Djilani, indépendamment du titre de Bou Derbala le loqueteux qui lui fût donné en raison de la grande simplicité de ses vêtements, reçut de ses admirateurs et adeptes les surnoms de Amer Allah ordre de Dieu , Fadhel Allah bonté de Dieu , Fermane Allah firman de Dieu , Berhane Allah argumentation de Dieu , Aoune Allah secours de Dieu.

Souvent, certains mendiants, particulièrement les aveugles, assis à la porte des marchés ou autres lieux publics, récitent telle une litanie, les qualificatifs cidessus, jusqu'au moment où une pièce de monnaie quelconque, fera résonner la satla marmite en fer qu'ils tiennent devant eux en manière de sébile.

A ce moment, le mendiant reconnaissant, déversera sur le généreux donateur un flot de remerciements, bénédic-. L'initiation à la secte Kadria est assez compliquée; elle consiste en ces pratiques: Pour obtenir le titre de Mokaddem prêtre cet engagement sera suivi de la récitation des réponses à un questionnaire qui ne comporte pas moins de soixante-quatre questions relatives à l'organisation primordiale de la secte, la généalogie d'Ali, aux conseils sur la foi, la bienfaisance, la pitié, etc..

Cet examen spirituel terminé, le Mokaddem couvrira le néophyte du manteau consacrant l'investiture, le fera asseoir sur un tapis après l'oraison finale dans laquelle est énoncée la filiation entière du cheikh Sid Abd el Kader el Djilani; un diplôme est délivré au nouveau mokaddem qui aura alors, à son tour, tous. La femme arabe durant sa grossesse ne prend aucune précaution, les notions les plus élémentaires de l'hygiène, de la propreté, lui sont inconnues; lorsqu'il sera nécessaire de dresser la tente, de chercher, du bois ou de l'eau, de traire les animaux, ce sera la femme qui, jusqu'au dernier moment, effectuera courageusement ces divers travaux.

Pendant ce temps-là, le mari de la malheureuse femme se reposera, étendu paresseusement sur une natte, paraissant ne se rendre nullement compte des peines, des difficultés endurées par son épouse. Celle-ci, du reste, ne se plaint pas de sa triste condition; elle a été habituée ainsi dès son enfance et a vu sa mère, sa grand'mère, mener la même existence pénible, et ne songe pas à améliorer son sort.

Lorsque les premières douleurs arrivent, l'on fait appeler la Qabla, l'accoucheuse arabe. N'ayant aucune des connaissances exigées chez nous pour l'exercice des fonctions délicates de la sage-femme, la matrone arabe ne possède pas la moindre instruction, elle ne sait ni lire ni écrire, ni en français ni en arabe, et ne connaît aucune théorie médicale, aucune pratique hygiénique.

Dès que l'accouchement offre la moindre difficulté elle est fort embarrassée, aussi le nombre de femmes. Nous avons vu une matrone arabe qui, dans un cas délicat, n'hésita pas à placer sur l'abdomen de la malheureuse victime, une volumineuse pierre destinée, d'après elle, à activer l'accouchement, cette médication barbare amena naturellement le décès de la malade.

Quand l'enfant est hors du sein de la mère, la qabla le prend et lui lave tout le corps avec de l'huile mélangée à une pâte de beurre et de henné; quelquefois elle tient l'enfant quelques instants la tête en bas, pour le faire grandir!

Le maillot que nos bonnes mères de famille arrangent avec tant de soin et de propreté, est fabriqué df la façon la plus rudimentaire par les femmes arabes: Les langes ne sont lavés que de temps en temps, lorsque leur mauvaise odeur gêne par trop la maman!

On comprend qu'avec ce manque de soin, cette négligence, l'enfant arabe soit atteint de nombreuses affections dues à l'état déplorable de saleté dans lequel on le fait vivre. Les ophtalmies, boutons, éruptions de toute sorte, la teigne, la gale, etc. Mektoub Rebbi! C'est écrit par Dieu! Cette fameuse phrase suffit A leur bonheur et tout ce que les Européens peu-. Nous avons vu bien souvent de jeunes enfants arabes ayant la figure couverte de mouches et quoiqu'ils fussent sur les bras de la mère, celle-ci ne songeait nullement à chasser les dites mouches!

Dès la naissance de l'enfant, les voisines accourent, s'empressent de féliciter la mère, de jeter des cris, d'allégresse et les fameux you! Les pères arabes désirent tous un fils et sont très heureux lorsqu'avant l'arrivée de l'enfant on leur souhaite un fils: Aussi lorsque le nouveau-né est un garçon, la réjouissance est-elle complète, un coup de feu est tiré par l'heureux père à l'entrée de sa demeure et souvent sept jours après la naissance, un mouton est abattu et rôti pour fêter l'heureux événement.

Quand l'enfant arabe commence à se traîner à quatre pattes, vers l'âge de douze à quinze mois, la mère s'en débarrasse en le plaçant sur une natte. Lorsqu'elle a une course à faire, elle le prend par un bras, au risque de le lui démonter et le place sur ses reins, à cheval, jambe de ci, jambe de là, puis croisant ses bras derrière le dos, elle soutient ainsi le bambin qui s'accroche comme il peut aux vêtements de sa mère.

Les femmes arabes qui voyagent le plus souvent à pied portent ainsi leurs enfants, elles trouvent que. Quelques-unes, se croyant plus pratiques, les placent toujours à cheval sur leurs reins et les soutiennent par une pièce d'étoffe en forme de poche, rattachée au cou, les enfants sont ainsi enveloppés presque complètement dans le dos de leur mère et on se demande comment ils n'étouffent pas.

Dès que les enfants marchent seuls, ils sont pour ainsi dire abandonnés à eux-mêmes, aussi combien d'accidents arrivent par suite de ce manque de surveillance; coups de pied d'animaux, chutes dans les mares, puits, silos, dans le foyer imprudemment placé au milieu de la tente, etc.

Le nombre d'enfants arabes mourant de morts accidentelles est élevé et les mères qui cependant, les affectionnent beaucoup, devraient bien ne pas tant s'en rapporter à la Providence pour diriger les pas incertains de leurs progénitures et les mieux surveiller.

Quand le gamin arabe atteint l'âge de cinq ou six ans, il jouit de la liberté presque complète et souvent, en été, on le voit complètement nu, gambader autour de la tente ou du gourbi. Avec cette par trop primitive façon de vivre tout son corps, brûlé par le soleil, devient couleur chocolat et il gardera ce ton là toute la vie. Rarement les parents arabes s'occupent de l'éducation des enfants, ils les réprimandent peu souvent lors même qu'ils commettent un acte repréhensible.

Ainsi, un père ou une mère voyant l'aîné de ses enfants s'emparer du pain, d'un fruit de son plus jeune frère, plus faible, ne le gourmandera pas, dédaignant de s'occuper de choses enfantines; si on leur demande. Nous avons dit plus haut que les pères indigènes préféraient de beaucoup les garçons aux fillettes. Ce sentiment va s'accentuant de plus en plus, au fur et à mesure que les enfants grandissent.

Aussi, arrive-t-il fort souvent qu'un père, s'il a de nombreux enfants, ne se rappelle plus les noms de ses fillettes et il lui faudra souvent un bon moment avant de se ressaisir.

Un autre fait qui est courant et qui indique bien le caractère arabe, c'est la réponse que fait l'indigène interrogé sur le nombre de ses enfants; invariablement il ne donnera que le chiffre de ses garçons et si on lui fait observer que l'on aperçoit chez lui des petites filles, il vous répond: Lors des recensements, quinquennaux ou autres, cet oubli des petites filles par leur pères occasionne des différences notables dans l'appréciation du chiffre de la population indigène et si le recenseur ne connaît pas cette particularité de la mentalité arabe, son travail sera toujours très approximatif.

La Tahara circoncision est pratiquée, d'une façon générale, dans tous les pays musulmans. En Algérie, à côté de cette pratique, existe aussi une tradition, celle de la Taoussa qui consiste en une quête faite, comme don de joyeux événement, parmi les invités qui assistent à la fête; les Indigènes ne manquent pas de s'acquitter de cette formalité pour laquelle ils usent.

Certains Indigènes tiennent une vraie comptabilité des sommes qu'ils remettent comme Taoussa et si les invités ne s'exécutent pas à leur tour, lors d'une circoncision, les sommes qu'ils redoivent moralement leur sont réclamées vertement, et quelquefois les créanciers les menacent d'une poursuite judiciaire! La Tahara était pratiquée depuis un temps immémorial par les Arabes de l'époque antéislamique et quoique le Coran ne fasse pas mention de la circoncision, cette pratique, toute traditionnelle, est un des actes les plus importants de la vie musulmane et il n'y a pas un musulman qui ne soit pas circoncis.

Chaque Arabe, lors de la circonscision de son fils, ne manque pas de donner une fête à tous ses amis et connaissances ainsi qu'à tous ses parents. L'âge fixé pour la cérémonie de la circoncision est dix ans environ.

Voici comment se célèbre la circoncision dans tout le département de Constantine:. Le matin, de bonne heure, les femmes invitées à la cérémonie, parées de leurs plus riches vêtements, partent en lignes serrées les unes contre les autres, la tête couverte d'un long voile, commun à tous les assistantes, se rendent à quelque distance de la demeure du néophyte pour rapporter la terre nécessaire à l'opération; suivies de tous les enfants de la Mechta, elles marchent dignes, sous leur voile, d'un pas mesuré, chantant à l'unisson:.

O Dieu! Nous avançons avec ton aide,. De temps en temps, les inévitables you! Une vieille matrone, armée d'un sabre et portant sur la tête la Guessaà plat en bois destiné à contenir la terre traditionnelle, précède à quelque distance, en avant, le groupe de femmes. Elle marche l'air pénétré de l'importance de sa fonction, tenant de sa main gauche le plat en bois en équilibre sur sa tête, et de la main droite, le sabre qui est destiné à éloigner l'Aïne le mauvais oeil.

Les chants continuent pendant tout le trajet jusque sur le point où est prélevée la terre, qui, placée dans le plat en bois, doit être apportée à la demeure du néophyte. Puis le groupe, toujours précédé de la vieille femme armée du sabre, revient en marchant posément et chantant la même phrase, entrecoupée des indispensables cris de joie des femmes.

A l'arrivée près de la maison où a lieu la cérémonie, des coups de feu crépitent, saluant le retour du cortège et au moment où le groupe de femmes pénètre dans la demeure, une nouvelle et vive fusillade se produit à laquelle répondent longuement les cris de joie des femmes. L'opérateur, un saint homme, réputé pour sa foi, entouré de la plus grande déférence de la part de tous les assistants, prépare, avec toute la componction désirable, la terre au-dessus de laquelle doit être placé le jeune enfant.

Puis ce dernier est amené, cajolé, encouragé, par de nombreuses promesses. Maintenu solidement, il ne peut faire aucun mouvement et est prêt à subir l'opération qui est, du reste, très rapidement effectuée. Aussitôt les benadirs, les flûtes, se mettent à jouer leurs airs les plus bruyants, les you! Ce tapage étourdissant, infernal, n'a pour but que de détourner l'attention du jeune musulman, de le distraire et de lui faire ainsi oublier l'opération douloureuse qu'il vient de subir.

Puis on apporte à l'enfant un morceau de viande cuite, avec lequel il doit, selon la tradition, frapper l'opérateur qui, bonnassement, reçoit en riant les coups qui lui sont portés, ensuite un gros oignon est apporté, et le néophyte est invité à mordre dans l'oignon, toujours dans le but de le distraire. La terre qui avait servi à la circoncision est rapportée avec le même cérémonial à l'endroit où elle a été prise, la vieille femme partant toujours sur la tête le plat en bois contenant la terre, recouverte d'un linge sur lequel est placé, formalité indispensable, le sabre qui préserve du mauvais oeil!

Puis le groupe de femmes, toujours scrupuleusement en ligne, et pressées les unes contre les autres, chantant la même phrase sacramentelle et jetant au vent leurs cris gutturaux de joie, s'avance à pas comptés, suivant avec dignité la vieille matrone.

La remise de la terre effectuée, tout le cortège retourne, chantant à tue-tête, chez l'heureux père, et de nombreux coups de feu éclatent encore en l'honneur de la rentrée des manifestantes. Le côté matériel de la fête vient ensuite; c'est d'abord la Taoussa réception des dons qui est effectuée, un foulard est étendu SUT une natte et les assistants, invités à verser leurs offrandes, s'exécutent au prorata de leurs ressources.

Souvent la Taoussa produit plusieurs centaines de francs. Puis des flots de café sont servis aux invités et successivement par groupes, lesdits invités savourent le Kahoua café en attendant l'heure du repas. Le banquet est ordinairement des plus substanciels et les convives ne manquent pas de faire honneur aux divers plats: Après la circoncision, le jeune musulman, absolument livré à lui-même, se laisse aller à ses instincts de petit sauvage.

Sans aucune direction morale, il passe ses journées à rouler avec tous les jeunes bergers du voisinage et ne tarde pas à ce commerce à être d'une certaine dépravation. Vers l'âge de quinze ou seize ans, notre gaillard va souvent au marché voisin, avec un ou plusieurs garçons de son âge et s'il peut enlever un burnous à l'Abassi des Béni Abbas qui en vend, ou décrocher une paire de souliers chez le Mzabi, il ne s'en privera pas.

Après avoir réussi plusieurs fois dans ses petits méfaits, vers l'âge de dix-huit ans, il s'enhardit et se lance dans des opérations plus fructueuses. Il se joint à d'autres jeunes malandrins, plus expérimentés, qui. C'est la nuit surtout, que les expéditions ont ordinairement lieu. Mais le jeune filou ne dédaigne pas de travailler le jour si l'occasion s'en présente. Les Indigènes du pays arabe n'apprennent aucun métier à leurs enfants, ils se bornent à leur faire garder leurs troupeaux, labourer, moissonner et battre les grains.

En dehors de ces travaux agricoles, de février à juillet, les Arabes vivent dans l'oisiveté la plus complète. Les Français nouvellement arrivés en Algérie sont toujours très surpris des dispositions à la paresse, à l'oisiveté, que possèdent à un si haut degré les Arabes! Il est bien entendu que nous ne parlons que des Indigènes du pays exclusivement arabe, des cultivateurs et non des habitants des villes algériennes qui sont plus laborieux.

Vers l'âge de dix-huit ans, le jeune arabe est considéré comme suffisamment mûr pour le mariage et son père s'occupe alors de lui trouver une compagne.

Lorsque le mariage d'un jeune homme a été décidé, sa mère, en femme prévoyante, s'inquiète du choix d'une bru, elle ne négligera rien pour savoir ce qu'elle est, tant au physique qu'au moral, elle interrogera adroitement les voisines de la jeune fille sur ses faits et gestes, ses aptitudes au travail, sa conformation, etc.

Le père de la jeune fille est alors pressenti sur la somme que doit remettre le père du jeune homme, à titre de dot. Cette somme sera plus ou moins élevée, selon la situation sociale, l'influence de la famille de la future, et aussi selon la beauté de cette dernière. Après de longs et interminables marchandages, la somme est enfin fixée; cette fixation est très importante car en cas de divorce, ce qui est très fréquent en pays arabe, la dot sera remboursée au mari.

Les fiancés ne sont jamais consultés par leurs parents et ne sont pas autorisés à se fréquenter, à se voir, à se parler avant le mariage. Les mariages arabes se contractent devant les gens âgés du douar ou de la tribu et aussi devant le Cadhi. Dans certaines régions les Indigènes n'effectuent cette formalité devant le Cadhi, qu'avec une grande répugnance en raison des exigences du magistrat musulman sous le rapport des honoraires qui lui sont dus.

La contractation du mariage a lieu en présence des parents, des fiancés et souvent sans que ces derniers soient présents. La célébration de la noce a lieu deux jours après ces préliminaires.

La noce consiste ordinairement en l'Amenée de la fiancée au domicile du mari, courses de chevaux avec coups de feu, banquet et bal. La fiancée devant se rendre chez son époux, de nombreux amis des deux familles se réunissent dès le matin au domicile de la jeune fille, pour l'accompagner.

Tous les Indigènes invités qui possèdent des montures les amènent, les femmes sont hissées sur des. Des you! Elle est revêtue de ses plus beaux vêtements, parée des bijoux en argent remis par le fiancé, mais, selon la coutume musulmane, elle est recouverte d'un burnous d'homme et voilée de façon à dissimuler ses traits à tous les assistants. La sortie de la fiancée est saluée, nous l'avons dit, par les you!

La mariée est aussitôt enlevée par des mains vigoureuses et placée sur un mulet dont le missane est déjà occupé par sa meilleure amie, par sa demoiselle d'honneur. Les deux jeunes filles sont placées à droite et à gauche du palanquin et le conducteur du mulet, pénétré de l'importance de sa mission, tire dignement l'animal par la bride et prend la tête de la petite colonne.

Derrière ce mulet vient ensuite celui sur lequel se trouve la mère de la fiancée qui, elle aussi, a revêtu pour la circonstance ses plus beaux atours, ornés également de ses Fadha bijoux en argent. Les kessab, les tobalines, le joueur de ghaëta exécutent leurs meilleurs airs et la Nouba, morceau spécial joué lors des mariages, retentit.

Le cortège, qui s'augmente à chaque instant de piétons retardataires, s'ébranle enfin et se dirige dans la direction de la demeure du marié. De temps en temps un cavalier se détache du groupe et se porte en avant, lançant sa monture au galop, abandonnant la bride sur le cou du cheval. Il décharge alors son fusil et revient d'un air vainqueur, dressé sur ses étriers, pour se replacer en flanqueur sur un des côtés de l'escorte.

Plusieurs cavaliers l'imitent successivement et à chaque retour de l'un d'eux, les Zekrit you! Le cortège, parvenu près de l'habitation du marié, se rend sur le plateau choisi pour les réjouissances; la mariée et les autres femmes descendent de leurs mulets et toutes se groupent autour de la mariée, toujours voilée, et se rendent dans la grande tente qui leur est spécialement affectée et dont les rebords relevés permettront de voir le Mechouar, la course de chevaux avec coups de feu, si appréciée de tous les Arabes, hommes et femmes!

Navigation

Les invités mâles sont placés à droite et à gauche, de façon à former haie, par les soins du chaouch, car dans toute noce qui se respecte, il y a un chaouch, sorte de majordome, qui fait la police, règle la marche de la fête ainsi que les détails des divertissements, afin d'éviter tout trouble ou accident. Muni d'un Assa bâton assez solide, il fait la police, mais doucement, il n'use de sa trique que pour faire le simulacre de frapper sur les pieds des assistants.

Il paraît toujours très affairé et est très honoré de la mission importante qui lui a été confiée. Les cavaliers s'étant débarrassés de leurs burnous, se serrent le thorax avec un foulard de couleur, se recouvrent la bouche et le nez d'un coin de leur Chèche pièce de cotonnade qui se place par dessus la coiffure afin d'empêcher l'air de pénétrer trop violemment dans les poumons lors de la course et s'assurent que la batterie de leur fusil fonctionne bien.

Ces préparatifs sont effectués par les cavaliers avec une lente affectation, de façon à parader devant la tente où se trouvent réunies les femmes, ils sont heureux lorsqu'un admirateur énonce, d'un air entendu: Enfin le Mechouar commence, un cavalier armé d'un fusil passe au galop, traverse la haie formée par les assistants et arrive devant la tente des femmes, tire ses deux coups de fusil chargé à poudre, puis fait pivoter élégamment son arme sur le poignet gauche, la lance en l'air et, toujours au galop, la rattrape adroitement.

Les femmes font entendre leurs you!

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Bon cavalier! De nombreux coureurs succèdent au premier et parmi eux un indigène très adroit, armé de deux fusils à deux coups, décharge successivement ses quatre. Un autre cavalier, suivi par un deuxième coureur qui semble le poursuivre à coups de feu, se retourne vivement, droit sur ses étriers, le torse lui faisant face, et ripostant, tire un coup de feu sur le poursuivant, puis dégaine le sabre qu'il a sous sa cuisse gauche non sans prendre un air vainqueur.

Deux autres cavaliers se tenant réciproquement par le cou, botte à botte, galopent toujours enlacés et déchargent leurs fusils à gauche et à droite.

Nous ne devons pas oublier l'audacieux cavalier qui, sans crainte du danger, ramasse, son cheval lancé au galop, une canne ou un foulard à terre, se penchant de droite ou de gauche avec une flexibilité remarquable, ne se retenant que par un pied accroché au Kerbousse arçon de sa selle et se relevant par un vigoureux effort des reins.

Ces très intéressants exercices d'équitation nécessitent, de la part de ceux qui les exécutent, une grande habitude du cheval, une vigueur peu commune, et il n'y a que les excellents cavaliers qui peuvent se le permettre. Le Mechouar ayant pris fin, les invités se répandent dans les tentes où ils attendent le Taâme plat de couscouss traditionnel, le Méchoui mouton entier rôti , ainsi que le Kahoua café , indispensable à toute réception arabe; les guessaàs plats en bois dans lesquels se trouve la nourriture, sont entourés par des groupes de huit à dix convives qui ont vivement fait de se restaurer!

L'art chorégraphique n'est pas très développé chez les Arabes, leur danse ne ressemble en rien aux danses européennes, elle ne comporte ni polka, ni valse, ni quadrille et encore moins de pas de quatre, tango, one-step ou fox-trott, car jamais une femme arabe ne consent à danser avec un homme.

Le bal, tel que nous l'entendons, est inconnu chez les Indigènes; les femmes arabes ou kabyles ne dansent en public que lorsqu'il y a une fête quelconque, à l'occasion d'un mariage ou d'une circoncision, quelquefois, occasionnellement, lors d'une visite pendant laquelle se rencontrent plusieurs femmes arabes et hors la présence de leurs maris, une d'entre elles saisit un tambourin et l'actionnant provoque une des assistantes à danser. Mais ces cas sont tout à fait exceptionnels et le divertissement ne dure qu'un moment.

Les femmes arabes dansent seules ou par petits groupes de deux, trois ou quatre, elles ont le visage voilé d'une mousseline très claire, laissant apercevoir les traits, les hommes ne participent à la fête qu'en qualité de spectateurs.

Lors des fêtes arabes, les femmes se placent toutes ensemble sous une tente spéciale et les hommes vont s'accroupir, car les chaises n'existent pas en pays arabe, dans les tentes voisines. La danse commence par l'arrivée de quelques fillettes qui, timidement, avancent, couvertes de vêtements aux couleurs éclatantes et suivent la musique en se livrant à des contorsions du bassin avec de petits sauts, successivement sur chacun des pieds, et des mouvements lascifs, étendant les mains qui agitent un foulard de soie.

Ensuite, encouragées par les fillettes, plusieurs femmes voilées, serrées les unes contre les autres et. Après un moment de contorsions elles rentrent sous la tente qui leur est affectée, saluées par les you! Les Arabes aiment beaucoup voir danser les femmes lors des fêtes, qui, la plupart du temps, se donnent en plein air et, quoiqu'affectant une impassibilité toute orientale, ne paraissant pas attacher d'importance à ce.

Les Arabes, de par leur éducation basée uniquement sur la philosophie coranique, se figurent tous, dans leur simplicité d'esprit, que le Paradis de Mohammed est peuplé de Houriates houries qui les accueilleront à bras ouverts, à leur arrivée dans ce lieu de délices, aussi lors des fêtes auxquelles ils assistent, ils ne manquent pas, illusion passagère, de faire un rapprochement entre les jolies danseuses qui se tortillent devant eux et les houriates précitées, qui les attendent inévitablement dans l'autre monde!

C'est cette danse arabe qui, importée d'Algérie à Paris lors de l'Exposition Universelle de par des. Il faut reconnaître qu'au point de vue de l'art chorégraphique et de l'esthétique, la danse arabe est loin, bien loin de valoir les jolis pas et les gracieuses attitudes de, la Zambelli, aussi lorsque on a vu évoluer une Naïlia danseuse des Oulad Naïl, tribu du cercle de Djelfa, terme également usité pour qualifier la femme légère arabe , pendant un instant, cela suffit, on en a vite assez.

Malgré lés faibles nuances de mouvements qui caractérisent toutes les danses indigènes, les Arabes leur ont donné les dénominations de Kesraoui de Ksar Boukhari , Abdaoui des Oulad Abdi de. Les dansés arabes se ressemblent toutes et ne diffèrent que par plus ou moins de vivacité dans l'exécution des mouvements.

Il nous a été donné d'assister à bien des bals arabes, mais nous n'en avons pas vu de spécialement intéressants, tous sont d'une banalité déconcertante. Il est vrai que. Deux femmes se présentent tenant chacune le coin d'un foulard de soie, puis prenant des attitudes gracieuses s'approchent sur la même ligne, à pas imperceptiblement glissants, puis elles reculent de même, le corps perpétuellement ondulant, suivant toujours le rythme de la musique, elles expriment par les inflexions plus ou moins accentuées de leur corps, le.

Cette danse arabe est également pratiquée par les femmes juives de. Tunisie, Algérie, Maroc, dans les mêmes conditions de contorsions et d'applaudissements caractérisés par les cris assourdissants des femmes.

Du reste, elle se retrouve chez toutes les populations musulmanes du bassin oriental méditerranéen, en Turquie, Asie Mineure, Egypte, Hedjâz, Perse, dans les Indes et jusqu'en Chine et au Japon. Parfois les danseuses arabes d'Algérie exécutent la danse du sabre, en ce cas l'arme, dans les villes ou existe une garnison de spahis, est fournie, par un de ces cavaliers, ami complaisant de la danseuse, mais cette dernière, embarrassée et plutôt gênée par le sabre, n'a que des mouvements grotesques bien moins gracieux que lorsqu'elle, manie le foulard, aussi n'obtientelle généralement, qu'un mince succès d'estime.

Les danseuses arabes, sont recrutées dans un monde tout spécial, elles se présentent le visage découvert, et affectent des allures des plus délurées, allant successivement devant chacun des consommateurs qu'elles supposent généreux et ne se retirant qu'autant que le consommateur sollicité, aura collé sur le front de la danseuse une pièce humectée de salive!

Malgré le côté pittoresque, d'un bal arabe, ce divertissement, en raison de la complète similitude des danses et de la musique assourdissante, quelque peu sau-. Les danses ayant pris fin, danses auxquelles, selon la règle, ne doit pas participer la mariée, la cérémonie de l'entrée de la mariée chez son mari, s'effectue le plus ordinairement ainsi: La mariée toujours voilée, accompagnée de sa mère et de sa demoiselle d'honneur pénètre aux sons de la musique arabe, dans le domicile conjugal dont l'entrée est encombrée de toutes les femmes invitées, qui s'empressent autour de la mariée, la saluant par les voeux et souhaits devant la préserver de l'action des Djenouns génies, esprits et la garantir du mauvais oeil, craintes redoutées par tous les Arabes.

Après l'entrée chez son mari, accompagnée de sa mère et de sa demoiselle d'honneur, ces dernières prennent congé de la mariée en lui formulant la Baraka bénédiction et tous les voeux de circonstance. Selon le rite admis, le marié doit demander à sa femme d'enlever son voile, mais celle-ci réclame, pour accomplir ce geste, une certaine somme; le mari remet alors une somme qui est ordinairement de dix francs et le voile tombe. La fête étant terminée tous les invités se retirent et rentrent dans leur domicile respectif se faisant part de leurs observations sur les diverses phases des réjouissances.

La mort chez les Arabes, est l'objet de diverses manifestations ou formalités. Tous les parents entourent. Avant l'ensevelissement, le cadavre est soigneusement lavé, les mains d'abord, puis tout le corps et enfin la tête, ensuite, les laveuses versent à grands flots de l'eau successivement sur chacun des deux côtés du corps.

Après ce lavage, on introduit dans le nez et les oreilles du cadavre du camphre pulvérisé, du safran, et du coton imbibé d'essence de roses, puis cette pratique coranique terminée, le.

La fosse étant prête pour l'ensevelissement, le cadavre est enveloppé dans un tapis en laine et fixé entre deux perches reliées à leurs extrémités par deux perches plus petites, puis un homme monté sur un mulet, reçoit le cadavre devant lui et le convoi s'ébranle pour se rendre au cimetière. Les assistants répondent aussitôt en répétant la même attestation et ces chants se prolongent jusqu'à l'arrivée du cortège au cimetière. Le convoi, parvenu près de la fosse, le cadavre est descendu de.

Ces formalités accomplies les assistants comblent de terre la sépulture, la surélèvent d'un peu de terre dans le sens de la fosse et y placent les pierres prescrites et indicatrices.

Les cimetières arabes sont complètement abandonnés par les parents des déèédés, et ne possèdent pas de mur de clôture; les indigènes ne prennent aucun soin de leurs tombes qu'ils creusent superficiellement, sans aucun ordre ni plan, au hasard, ils ne prennent pas la précaution de les entretenir, ni de ménager les allées nécessaires. Aucune plante n'orne les tombes arabes, aucune inscription ne révèle le nom des morts! On ne voit qu'un chaos de pierres, émergeant du sol, placées irrégulièrement.

Souvent les tombes sont violées par les hyènes ou autres carnassiers, et les jeunes bergers insouciants.

Cet abandon complet des tombes, cette absence de respect pour les morts sont dus à la croyance des indigènes, relative à l'enlèvement au ciel après la mort, des Moumenines croyants par l'Ange Gabriel, qui les conduit directement au Paradis, mais cette insouciance complète de la part de gens très religieux n'en est pas moins fort surprenante et méritait d'être enregistrée.

Le travail que nous livrons à la publicité est vieux de quatorze ans. Il avait été composé à l'occasion du cinquantenaire de l'Académie d'Hippone; il ne put être inséré ni dans le Bulletin du cinquantenaire ni dans le Bulletin suivant et qui parut quelques années plus tard. Nous le publions tel quel en ayant soin, toutefois, de lui ajouter les notes indispensables afin de le mettre à jour.

Trois de nos travaux insérés au Recueil de Constantine , renfermaient des fautes d'impression. Voici les principales:. Nous ajournons ultérieurement la publication de l'introduction de l'opuscule. C'est une longue et complète étude sur le Msid géologique, spéléogique, hydraulogique, botanique, toponymique et archéologique; elle prendrait trop de place: La publication de notre étude au sujet de l'ancien cimetière israélite constantinois ne saurait être retardée davantage; demain, la vieille nécropole juive disparaîtra; il faut que l'on sache, avant qu'elle ne soit détruite, les trésors archéologiques qu'elle renferme.

Nous n'avons pas d'autre objectif. Constantine, 2 juin Page , 4' alinéa, au lieu de portiques, des antes et des propylées, lire portique, ses antes et ses frofylées. Page , dans la nécrologie de Charnier, dernière ligne, au lieu de Celtiamen ses , lire Cellianen ses. Reboud et Goyt, lire D' V. Reboud et Goyt. Page Reboud et Goyt, lire le regretté D' V. Les israélites indigènes, notamment de Constantine, tout en faisant usage dans la vie courante de l'idiome arabe parlé qu'ils écrivent, sans grande méthode d'ailleurs, ainsi que nous l'avons déjà exposé D, en caractères hébraïques, emploient également un certain nombre d'expressions bibliques ou rabbiniques.

Ces expressions, qu'il est inutile de rechercher dans les ouvrages ayant pour but l'étude des dialectes de l'Arabe en Algérie, sont devenues si usuelles chez les Juifs qu'elles font partie du vocabulaire de ce peuple. C'est ainsi que celui-ci désignera un cimetière, non point par le mot arabe, mais au moyen de termes empruntés à la langue sacrée: Les Juifs de l'Afrique, on le sait, ont une manière d'articuler la langue sacrée qui n'est pas du tout celle que l'on nous enseigne das tous les ouvrages pédagogiques.

Pour ne citer qu'un exemple, nous donnons la façon dont on prononce l'alphabet hébreu à Constantine: Ce n'est pas absolument la même chose.

La désignation est symbolique et s'applique, en l'espèce, tant à l'ancien qu'au nouveau cimetière israélite de notre ville. Mais, de même que par corruption, les disciples de Moïse substituent le plus souvent, à l'article hébreu Hi d de la dénomination, son équivalent arabe el, de même ils tirent de cette dernière langue des vocables destinés à spécifier les deux nécropoles. L'ancien cimetière israélite fournit lui-même un autre nom toponymique, arabe également, complètement oublié de nos jours, le nom de 'Aïn-FIhoud.

Cette source devait, certainement, alimenter les deux vieux bassins, creusés à vif le roc qu'on rencontre en ce point et, s'échappant, dit un auteur anonyme, du milieu de la nécropole 2. La nappe aqueuse existait encore, il y a quelque quarante-trois ans, nous affirme un européen habitant cette ville depuis très longtemps.

Sans doute, les eaux de la source ont disparu sous les. Joseph Bosco, Rec. En ce qui concerne les deux bassins qui ne sont autres que des sarcophages phéniciens, Cf. En ce qui a trait aux antiquités phéniciennes de ce cimetière, Cf. Ces plantations, si elles ont dépouillé l'antique nécropole juive de son aspect nu et austère d'antan pour l'en revêtir d'un autre riant et champêtre, la noyer dans une oasis de saine et éternelle verdure, ne sont pas sans jeter quelques troubles au sujet de la contenance apparente de l'ultime Champ du repos: Nous nous posons une interrogation analogue, mais qui, selon nous, se résoudra par la négative, en ce qui concerne la parcelle rocheuse, complantée en cactus, ayant pour limites cette même voie d'accès et la villa Gaillard.

En pénétrant maintenant au coeur même du cimetière, on observera, à côté de certains groupements de tombes, de vastes espaces de terrain ne présentant aucun signe extérieur de sépultures. Cela prouve-t-il que ce sol n'en contient point? N'a-t-on pas mis à jour, tout récemment, des tombes juives dont rien à la surface ne trahissait l'existence? Or, le caractéristique d'un cimetière israélite étant que, chaque inhumé, à quelque classe sociale qu'il appartienne, possède sa pierre tombale, on n'arrive à expliquer cette absence d'ornementations funéraires que de deux façons: Cette dernière assertion est corroborée par l'affirmation des musulmans de la ville 3.

Une autre constatation à faire est que l'ancien cimetière israélite, autrefois isolé et perdu au milieu des solitudes arides du Msid se trouve, de nos jours, encerclé de toutes parts par le boisement, des pistes. Cette pièce a été publiée à la suite de: Fragments d'un voyage dans la régence de Tunis et d'Alger, par Desfontaines, Paris, L'ouvrage a été publié par Dureau de la Malle, membre de l'Institut.

La notice forme un appendice à l'ouvrage.

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Elle a été communiquée, dit l'éditeur, par M. Horace Vernet qui la tenait lui-même du Maréchal Valée. Klle fut publiée dans le Toulonnois et reproduite ensuite par le Constitutionnel, en supplément, le 7 janvier Nous l'avons à notre tour reproduite, presque en entier, avec quelques commentaires, dans les numéros de l'Indépendant d.

Constantine, des 21, 22 et 23 mai Dureau de la Malle ajoute que la qualité et le nom de l'auteur de la note lui étaient inconnues. Cette note est attribuée au Maréchal comte Valée lui-même, dans l'histoire en arabe de Constantine, de Limbery, histoire qui, on le sait, est inédite et déposée en notre Bibliothèque municipale.

Bosco, Rec. L'une des inscriptions détruites répondait au nom de Chaloum Salomon. Xole durant l'impression. Tel qu'il apparaît néanmoins, actuellement, on peut, d'une manière générale, déterminer ses confins comme suit:. Devant, la route carrossable de l'Hôpital civil, route dont les embranchements se dirigent au nouveau cimetière juif, au Fort, au Lazaret et qui possède en bordure, à sa naissance, une partie de la villa Ben Kalafat, de l'Ecole normale d'Institutrices et du groupe scolaire.

Elle porte le nom, depuis peu, de l'illustre chimiste Berthelot;. Derrière, les pins et frênes du Service Forestier; les pins du Lazaret et le croisement de routes allant: A droite, la route carrossable longeant d'abord et traversant ensuite le cimetière, la villa Gaillard et la forêt ;. Enfin, à gauche, la villa Ben-Kalafat et les édifices scolaires dont il a été question; la piste, qui, surplombant les ateliers Bonnard et longeant ou coupant l'ancienne nécropole carthaginoise O , conduit à l'Hôpital civil; les constructions de cet établissement hospitalier.

D'un ensemble irrégulier, nous diviserons, pour la facilité de l'étude, l'ancien cimetière en trois portions ou îlots qui, eux-mêmes, sont inégaux tant en superficie qu'à divers autres points de vue. D'après le plan de reboisement du Msid, dressé par M. Hérand et déposé à la Chefîerie, ces îlots auraient la superficie globale de six hectares quatre ares quatrevingt-dix centiares. Actuellement, ce earré, clôturé récemment d'un filet métallique O , à, devant et à gauche, les propres limites de la nécropole; à droite, la traverse d'Oum-erRdjila 2 le séparant de l'Ilot II; derrière, le remblai de l'Hôpital civil aux pieds duquel remblai passe le sentier partant de la piste dominant les ateliers Bonnard et aboutissant à la traverse que nous venons d'indiquer.

Primitivement, cet îlot devait empiéter sur la Rue Berthelot, c'est-à-dire la route carrossable, jusqu'aux abords de l'usine à gaz, escalader le remblai de l'Hôpital et s'avancer en pointe vers l'aile droite de cet édifice occupée par la loge du concierge de l'amphithéâtre et le mur clôturant cette partie de l'Hôpital. Sur les parois extérieures et à la base de la clôture susdite, on voit deux pierres de taille encastrées.

Elles ont été placées là le 7 novembre Elles provenaient de deux tombes, autrefois en bordure de la route, presque en face du tombeau attribué à Rebbi Meç'oud Zeghbib Zerbib.

Quant à la seconde, composée d'une grande pierre et. J En ce qui a trait à la piste Ouui-er-RdjUa. Bosco, , pp. Lors de la confection du mur de clôture cité ci-dessus, en octobre-novembre de la dite année, on découvrit des sépultures juives sans pierres tombales. Postérieurement, c'est-à-dire en février et mai , de nouvelles découvertes de semblables sépultures eurent lieu, mais en un point différent, plus bas, entre les constructions scolaires et la villa Ben-Kalafat; on mit à jour d'abord trois tombes, puis deux autres.

La première sépulture se présentait à nous, dans le courant de février, encore intacte. Sa hauteur, 0'"60, apparaît supérieure à celle des tombes musulmanes. Sa longueur atteignait 2'". Elle était couverte de Mghati ou dalles de grès, reposant sur des murs en pierre, bien réguliers, enduits de chaux grasse.

Un seul glissement de terre s'était produit du côté du crâne. Le corps appartenait à un adulte et paraissait en bon état de conservation. Les deux tombes suivantes, observées en mai, présentaient cette particularité qu'elles étaient faites de briques plates romaines et, de ces dernières, alternées avec des dalles de calcaire.

Chant Aissaoua De Constantine

Les ossements de l'une d'elles tombaient en poussière D. Nous finirons du premier îlot en disant qu'il est le plus peuplé, qu'il fournit le plus de monuments épigraphique et que des trois îlots, il est le seul renfermant aussi des tombes postérieures à la conquête française.

Nous avons déjà indiqué une limite de ce carré, celle de gauche. C'est la traverse séparative de l'îlot précédent, allant à Oum-er-Rdjila.

La route carrossable vient ensuite constituer les confins des côtés restants. Cette route a réduit sa superficie. L'îlot II est long davantage, mais il est moins large que le carré voisin et il avait la supériorité sur ce dernier d'être régulier en tant que contenance. Ses tombes, au nombre de 70 environ, clairsemées, s'arrêtent dans la partie basse à, approximativement, 25 mètres de la route, et constituent deux groupements. L'un, c'est le plus important de l'îlot, est au tour de l'inscription de Moïse 'Oubdiah ou 'Oubadiah.

L'autre, d'une dizaine de sépultures, se trouve près de la stèle d'Ahron Laloum. On voyait au début de la ligne le fond d'une tombe fait de briques antiques et ayant la longueur de lm2S.

Plus loin, on remarquait le squelette couché d'un adulte reposant sur la terre; les ossements étaient excessivement friables. En avançant on apercevait sur le même plan, deux petites lignes espacées de béton, se développant l'une à côté de l'autre et verticalement. Ce sont les deux uniques monuments épigraphiques qu'il nous a été possible de relever en cet endroit. L'îlot II, comme l'îlot III dont nous allons vous entretenir, contient cette surface dépourvue de sépultures ayant fait l'objet, de notre part, de la courte dégression au début.

Les bornes visibles du IIIe îlot semblent être: Quelle était la contenance de cette portion du cimetière? Les plantations voisines ne lui ont-elles point enlevée, comme la route carrossable le longeant, certaines parcelles? En tant que sépulture qu'on peut voir à la surface du sol, c'est l'îlot en renfermant le moins, 21 environ, disséminées aux alentours de l'hypogée de Rebbi Meç'oud Zeghbib et de deux tombes à inscriptions, les seules de l'endroit, trouvées en , et sises beaucoup plus bas.

Au bord de la route et au centre à peu près des deux agglomérations de tombes, on remarquait antérieurement à un monument plus que rudimentaire. La piété des Israélites couvraient périodiquement d'une couche de lait de chaux le mesquin édicule qui tranchait ainsi, par son éclatante blancheur, sur le fond vert des bois environnants. C'est la Ma'ra U sainte devant laquelle aucun Juif n'osera passer sans y faire, au préalable, acte de foi et d'hommage et devant laquelle nul d'entre eux ne voudrait se parjurer.

Le terme ne s'applique, du moins chez les Juifs de Constantine, qu'aux tombeaux de saints personnages. Sur le mot Ma'ra. Cahen, en son étude intitulée: Les Juifs dans l'Afrique septentrionale, insérée au Recueil de la Société Archéologique de Constantine de , donne sur ce personnage quelques renseignements que nous compléterons, en attendant la communication de documents promis tardant trop à venir, de notre mieux. Rebbi Meçaoude Zeghbib serait originaire du Maroc, suivant les uns, d'Espagne, selon les autres.

Il avait acheté, au quartier de Maq'ed-el-Hout, un immeuble qu'il transforma ensuite en synagogue. Celle-ci, restaurée depuis la Conquête, subsiste encore,.

Nous devons dire également que certains Juifs confondent le tombeau en question avec l'une des deux sépultures dont nous avons parlé et qui existaient de l'autre côté de la route à l'îlot I. Mais l'opinion la plus accréditée, en ce qui touche ces deux tombes, objets aussi de la vénération des Juifs qui venaient souvent les blanchir, est qu'ils renfermaient les restes, nous allons voir ce que vaut cette assertion, soit des Hdlimi, soit des Çidiqim, c'est-ànous.

Nous ferons remarquer, entre parenthèse, que l'édification de cet oratoire, dont le premier rabbin a été Rebbi-Meç'oud en personne, eut lieu bien antérieurement à Çalah-Bey , Ceci fournit la démonstration évidente qu'à l'époque de ce rabbin un fort noyau de Juifs, si ce n'est le principal, existait dans les parages de la Rue Richepanse; que devient alors l'assertion, répétée à satiété, que les Israélites avaient été cantonnés exclusivement, jusqu'à l'arrivée du prince en question, dans le quartier de l'ancienne Porte Djebia?

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Rebbi Meç'oud mourut dans un âge fort avancé, après dit Cahen. C'est en même qu'eut lieu le décès, en d'autres termes durant l'année de l'ère juive. Cette date est laissée dans l'imprécision sur la chapelle dont nous parlions ci-dessus.

Dans notre article du Républicain, du 7 avril , intitulé: Ce n'est là qu'une coquille. A la mort de Rebbi-Meç'ôud le rabbinat de la susdite synagogue fut exercé concurremment par ses deux fils: Benyamin Benjamin et Chaloum Salomon.

Bientôt le premier se retirait et cédait, en outre, à Chaloum, sa part de propriété de l'immeuble. A Chaloum succéda, en qualité de rabbin, son fils Chem'oûn Simon , lequel eut pour successeur son fils Chaloum, qui, à son tour, fut remplacé par son fils Khelfa, et auquel succéda son fils Chem'oûn. Le fils de ce dernier, de qui nous tenons ces derniers détails, est le deyyen rabbin actuel du temple.

Probablement deux rabbins d'une grande notoriété et dont le souvenir est bien effacé dans la Communauté juive constantinoise: Disciple du rabbin Salomon Duran, l'ancien d'Alger, Zimron ilorissait dans notre ville, vers le milieu du XV siècle 5. Et maintenant, une étude d'ensemble sur la nécropole s'impose; nous l'esquisserons succinctement et nous en dégagerons, en quelques mots, la conclusion.